David De Cotis, conseiller municipal
District Saint-Bruno

Achille Cifelli, chef d’Action Laval

LE MAIRE SUPPLÉANT MAINTIENT L’OPACITÉ ADMINISTRATIVE
DE L’ÈRE VAILLANCOURT

Laval, le 14 octobre 2026 — Le chef d’Action Laval, Achille Cifelli et son conseiller dans le district Saint-Bruno, David De Cotis, dénoncent le fait que le maire suppléant et son équipe ont voté contre leur proposition visant à demander au gouvernement du Québec d’abroger l’article 114.1.1 de la Loi sur les cités et villes (LCV). Il s’agit d’une disposition d’exception qui s’applique uniquement à Laval et qui limite l’accès des élus à certaines informations municipales.

Déposée par monsieur De Cotis, la proposition demandait simplement que Laval interpelle Québec afin de mettre fin à cette exception datant de 1996, à l’époque où Gilles Vaillancourt était maire.

« Le maire suppléant avait l’occasion de se prononcer en faveur de plus de transparence, mais il a choisi de voter contre. C’est très préoccupant, surtout dans une ville avec un passé de corruption comme Laval. Les élus sont en droit d’avoir accès à l’ensemble des informations disponibles pour prendre les meilleures décisions », affirme David De Cotis, conseiller municipal d’Action Laval.

Depuis près de 30 ans, l’article 114.1.1 soustrait Laval à certaines règles prévues par la LCV pour assurer la circulation de l’information entre l’administration municipale et les élus. Dans une entrevue au 98,5 FM, Serge Lamontagne, nommé directeur général par Québec pour gérer la tutelle de Laval, rappelait qu’à son arrivée, l’information était contrôlée par le maire et son directeur général. L’article 114.1.1 de la LCV maintien justement ce régime. Le partage d’information permet aux oppositions de jouer leur rôle de contre-pouvoir.

Pour Achille Cifelli, chef d’Action Laval, le vote du maire suppléant et de son équipe démontre que l’enjeu de la transparence demeure entier à Laval.

« En 2026, il est difficile de justifier qu’une disposition héritée de l’époque Vaillancourt continue de limiter l’accès à l’information des élus. L’administration de la ville ne devrait rien avoir à cacher. La transparence et le partage d’information permet à l’opposition de jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir », déclare monsieur Cifelli.

Action Laval rappelle que l’article 3 de la LCV permet au gouvernement du Québec d’abroger cette exception par décret.

Le parti demande donc au gouvernement du Québec de mettre fin à cette situation particulière et de faire en sorte que l’administration lavalloise soit soumise aux mêmes règles de transparence que ses collègues de partout au Québec. Pour Action Laval, la transparence n’est pas un privilège du comité exécutif, c’est une condition essentielle au bon fonctionnement de la démocratie municipale.