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Liste de revendications d’Actions Laval dans le cadre des consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec 2026-2027
Laval, troisième ville en importance au Québec, connaît un développement soutenu et mérite une attention particulière. Souvent sous-financée dans les plans budgétaires québécois, Laval requiert des investissements stratégiques pour assurer le bien-être de ses citoyens et soutenir son essor économique et social.
Dans ce mémoire envoyé au ministre Responsable de la région de Laval Christopher Skeete en mars 2026, Action Laval présente une série de recommandations visant à guider les priorités budgétaires du gouvernement du Québec pour 2026-2027. Ces recommandations portent sur des secteurs clés, tels que les transports, la santé, l’éducation, les infrastructures et le logement.
Construction d’un deuxième hôpital ou lancement de grands travaux d’agrandissement de la Cité-de-la-Santé
Laval, avec près de 460 000 habitants, ne compte qu’un seul hôpital, la Cité-de-la-Santé, ce qui fait d’elle l’une des villes les moins bien desservies en soins hospitaliers au Québec. Avec un ratio de seulement 1,02 lit pour 1 000 habitants - bien inférieur à la moyenne provinciale de 2,4 - Laval se classe 15e sur 17 régions administratives pour l’accès aux lits hospitaliers.
Cette situation entraîne une surcharge des urgences, des délais d’attente prolongés et une pression constante sur le personnel soignant. De nombreux Lavallois doivent également se déplacer vers d’autres régions pour obtenir des soins, accentuant encore la tension sur un système de santé déjà fragilisé.
Le vieillissement de la population du Québec et de Laval accentue ces enjeux. Les personnes de 65 ans et plus représentent une proportion croissante de la population lavalloise, générant des besoins de soins de santé toujours plus importants.
Un consensus clair existe déjà au sein de la population, et particulièrement parmi les aînés, sur la nécessité d’un deuxième hôpital à Laval ou pour la réalisation de travaux majeurs d’agrandissement de la Cité-de-la-Santé.
Demande : Allouer un budget pour la construction d’un deuxième hôpital ou pour des travaux majeurs d’agrandissement de la Cité-de-la-Santé, et intégrer ce projet au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036, afin de désengorger le système de santé et d’améliorer l’accès aux soins pour tous les Lavallois.
Prolongement de la ligne orange du métro
Laval est nettement sous-desservie en transport collectif, avec seulement trois stations de métro pour près de 460 000 habitants - soit une station pour environ 150 000 personnes, contre une pour 27 000 à Montréal. Le prolongement de la ligne orange vers le nord-est de Laval permettrait de réduire la congestion routière, de limiter la dépendance à l’auto et de stimuler l’économie locale, en facilitant à la fois le transport intramunicipal et l’interopérabilité avec le réseau métropolitain de Montréal.
Un réseau de transport collectif performant est crucial pour la sécurité économique de Laval et de la région métropolitaine. Il améliore l’accès aux emplois, renforce la productivité des entreprises, réduit les coûts de transport pour les travailleurs et limite l’usure prématurée des infrastructures routières. Par ailleurs, il accélère la transition écologique en diminuant les émissions de gaz à effet de serre (GES), contribuant ainsi aux objectifs climatiques du Québec et à la qualité de vie des citoyens.
Avec une projection d’augmentation de la population lavalloise de 100 000 personnes dans les prochaines années et des routes déjà saturées, il devient prioritaire et urgent de lancer les travaux du prolongement de la ligne orange. La population de Laval se montre largement favorable à ce projet.
Demande : Inscrire officiellement le projet de prolongement de la ligne orange dans le Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036 ainsi que dans le Plan stratégique de développement de l’Agence Mobilité Infra Québec, et prévoir un financement pluriannuel pour sa réalisation.
Construction d’un deuxième Cégep
Laval, troisième ville du Québec avec près de 460 000 habitants, figure parmi les régions qui reçoivent le moins d’investissements en infrastructures de la part du gouvernement provincial.
Le Cégep Montmorency est le seul établissement collégial sur le territoire lavallois. Depuis plusieurs années, il fait face à une surpopulation persistante, contraignant l’institution à refuser des inscriptions chaque année. Avec la projection d’une croissance démographique à Laval, la demande pour une offre éducative élargie augmentera, mais les services actuels demeurent insuffisants. En tant que ville majeure du Québec, Laval nécessite un deuxième Cégep pour refléter son importance et répondre aux besoins de sa population.
La création d’un deuxième Cégep permettrait de diversifier l’offre de programmes pour les étudiants lavallois. Actuellement, de nombreux jeunes doivent se tourner vers d’autres régions, notamment Montréal, pour poursuivre des études collégiales, ce qui accroît la pression sur un réseau collégial déjà saturé.
Un large consensus existe déjà au sein de la population, et particulièrement parmi les jeunes familles, sur la nécessité de ce deuxième établissement.
Demande : Allouer un budget pour la construction d’un deuxième Cégep à Laval et intégrer le projet au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036, afin de désengorger le Cégep Montmorency et d’améliorer l’accès aux études collégiales sur le territoire.
Amélioration du transport collectif
Laval fait face à une congestion routière croissante, particulièrement sur les ponts et les grands axes, entraînant des pertes de temps importantes et une hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES). Pourtant, l’offre de transport collectif demeure insuffisante pour inciter les citoyens à délaisser leur voiture.
L’ajout d’un train de banlieue reliant l’est de Laval à Montréal permettrait de désengorger les routes tout en offrant une alternative rapide et écologique. Pour maximiser son efficacité, des stationnements incitatifs devraient être aménagés à proximité des gares. De plus, une tarification unifiée pour l’ensemble du réseau de transport, incluant les déplacements interrégionaux, simplifierait l’accès, réduirait les coûts pour les usagers et encouragerait l’utilisation des transports en commun.
Demande : Mettre en place un train de banlieue dans l’est de Laval, bonifier le financement du transport en commun afin qu’il soit stable et pérenne, et abolir les zones tarifaires interrégionales pour favoriser l’usage du transport collectif.
Bonifier le soutien financier aux infrastructures critiques
Les infrastructures d’aqueduc et d’égouts de Laval sont vieillissantes et nécessitent des investissements majeurs pour prévenir des défaillances critiques. En 2023, la ville a consacré plus de 150 millions de dollars à des travaux de réfection, un effort difficilement soutenable sans le soutien du gouvernement provincial. Laval fait face à des enjeux graves de refoulement d’eaux usées contaminant nos cours d’eau, problème aggravé par les événements climatiques extrêmes, comme la tempête Debby d’août 2024.
Avec la croissance démographique prévue et l’objectif de densification, il est impératif d’adapter nos infrastructures. La situation dépasse largement le cadre normal d’entretien et de réparation, et nécessite un appui provincial significatif pour ces « infrastructures critiques ».
Il est urgent d’investir dans des solutions modernes, incluant les systèmes de collecte séparés, les infrastructures de rétention et les « parcs éponges » pour une gestion durable des eaux. D’autres mesures innovantes, telles que les « rues éponges », sont actuellement étudiées par la municipalité pour réduire les coûts liés à l’adaptation aux changements climatiques.
Demande : Bonifier le budget spécial afin de moderniser les réseaux d’égouts et d’aqueducs ainsi que les installations de gestion des eaux, tout en intégrant des solutions durables d’adaptation aux changements climatiques.
Ces dernières années, Laval a connu une hausse des incidents liés à la violence urbaine, soulignant la nécessité non seulement d’interventions réactives, mais aussi de mesures préventives pour limiter l’émergence de conditions propices à la criminalité. Il ne suffit pas de répondre aux infractions ou aux actes violents : il est essentiel d’agir en amont.
Dans cette optique, l’investissement dans des infrastructures sportives, culturelles et communautaires constitue un levier stratégique. Ces espaces offrent aux jeunes des alternatives positives, favorisent le sentiment d’appartenance à la communauté et soutiennent l’action des organismes locaux. En renforçant le lien social et en offrant des activités enrichissantes, on réduit significativement le risque que les jeunes soient exposés à des groupes criminels ou à des influences négatives, contribuant ainsi à une prévention de la criminalité plus efficace et durable.
Demande : Augmenter le financement pour développer des infrastructures sportives, culturelles et communautaires diversifiées, afin de renforcer les initiatives de prévention de la criminalité et d’offrir aux jeunes un environnement sécuritaire et stimulant.
Sécurité publique et prévention de la criminalité
Bonifier le soutien accru aux organismes communautaires
Les organismes communautaires jouent un rôle essentiel à Laval, en offrant des services cruciaux aux citoyens vulnérables, notamment l’aide alimentaire, le logement, le soutien psychologique et l’insertion sociale. Cependant, leur financement reste imprévisible et insuffisant, compromettant leur capacité à assurer un accompagnement continu et efficace.
En moyenne, ces organismes consacrent près de 40 % de leur temps à la recherche de subventions, un effort considérable qui détourne leurs ressources et leur énergie des missions sociales pour lesquelles ils sont créés. Cette incertitude financière complique également le recrutement et la rétention de personnel qualifié, limitant la qualité des services offerts.
Demande : Mettre en place un modèle de financement stable, prévisible et pérenne afin de soutenir efficacement les organismes sociaux et communautaires et leur permettre de remplir pleinement leur mission.
Revitalisation du Vieux Pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul
Le site historique du Vieux Pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul, fermé depuis 1989, constitue un potentiel sous-exploité pour le développement économique, culturel et communautaire de Laval. Ce lieu chargé d’histoire pourrait être transformé en pôle multifonctionnel combinant activités commerciales, culturelles et communautaires, tout en préservant son patrimoine architectural unique.
La revitalisation de ce site offrirait des espaces accessibles aux citoyens et aux regroupements locaux, attirerait des visiteurs, stimulerait l’entrepreneuriat et créerait des emplois. Elle serait également un vecteur de dynamisme pour le quartier environnant et contribuerait à renforcer l’attractivité de Laval à l’échelle régionale. L’inclusion d’espaces ouverts et accessibles à tous favoriserait la participation citoyenne et l’inclusion sociale.
Demande : Allouer un budget et simplifier les démarches administratives nécessaires afin de réhabiliter ce site historique et exploiter pleinement son potentiel économique, culturel et communautaire.