David De Cotis, conseiller municipal,
District Saint-Bruno
Achille Cifelli, chef d’Action Laval
LE MAIRE REFUSE UNE VISION D’ENSEMBLE DES SERVICES DE PROXIMITÉ MALGRÉ LES AVERTISSEMENTS DE LA VÉRIFICATRICE GÉNÉRALE
Laval, le 3 septembre 2026 — Achille Cifelli, chef d’Action Laval, en compagnie de son conseiller municipal du district Saint-Bruno, David De Cotis, dénoncent le refus du maire et de son équipe d’appuyer la proposition visant à doter la Ville d’un portrait global, cohérent et accessible des services de proximité offerts aux Lavallois et Lavalloises.
La proposition d’Action Laval demandait notamment que le comité exécutif mandate la direction générale à produire un rapport global des services de proximité existants et projetés à court, moyen et long terme dans l’ensemble de la Ville. Un tel rapport regrouperait les plans directeurs, les diagnostics actuels et les besoins futurs, permettant d’identifier clairement les liens, les complémentarités, les zones bien desservies et les secteurs en déficit dans chaque quartier.
Or, la vérificatrice générale, dans son rapport 2025, a déjà sonné l’alarme : « les instances décisionnelles ne disposent pas d’un portrait complet permettant d’évaluer adéquatement les besoins et les priorités ». Elle y souligne que les élus ne disposent pas de toute l’information nécessaire pour prendre des décisions éclairées, notamment en matière de planification territoriale et d’accessibilité aux services.
« La Ville planifie en silos depuis des années. Sans vue d’ensemble, comment savoir si tous ces plans directeurs répondent vraiment aux besoins de chaque district ? Comment justifier nos choix d’investissement ? », déplore David De Cotis, conseiller municipal du district Saint-Bruno pour Action Laval.
Action Laval rappelle que la question se pose : sur quoi repose réellement notre Plan triennal d’immobilisation, si la Ville n’a même pas un portrait global des services de proximité ? Comment prioriser les investissements sans savoir où se trouvent les écarts, les besoins et les zones mal desservies ?
Cette absence de vision territoriale est d’autant plus préoccupante que le maire appuie la proposition de l’UMQ visant à créer un nouveau fonds provincial pour le maintien des actifs, financé par une hausse de taxation. Avant de demander aux citoyens de payer davantage, la moindre des choses est de connaître précisément les besoins territoriaux et les déficits de services.
« En votant contre cette demande, le maire et son équipe privent le conseil municipal et la population d’un outil essentiel pour orienter les priorités d’investissement à court, moyen et long terme », affirme Achille Cifelli, chef d’Action Laval.
Dans un contexte où la dette de la Ville est élevée et où les finances municipales sont sous pression, Action Laval estime que chaque dollar doit être investi de manière rigoureuse, transparente et fondée sur des données complètes. Sans portrait global, la Ville risque de continuer à décider en vase clos, sans voir les répercussions sur des dossiers pourtant interreliés.
Action Laval continuera de talonner l’administration afin que les décisions concernant les services aux citoyens reposent sur une information rigoureuse et complète, plutôt que sur une approche fragmentée.