David De Cotis, conseiller municipal
District Saint-Bruno

Isabelle Piché, conseillère municipale
District Saint-François

Achille Cifelli, chef d’Action Laval

LA VÉRIFICATRICE GÉNÉRALE RÉVÈLE DES FAILLES MAJEURES DANS LA GOUVERNANCE MUNICIPALE : ACTION LAVAL DEMANDE UNE COMMISSION DES FINANCES

Laval, le 11 août 2026Action Laval est extrêmement préoccupé par les conclusions du rapport annuel 2025 de la vérificatrice générale de Laval, qui soulève d’importantes lacunes dans la gouvernance municipale, notamment dans la gestion des actifs et l’attribution des contrats numériques. Ces constats soulèvent de sérieuses questions sur la capacité de l’administration du maire à protéger les fonds publics, à bien prioriser les investissements et à assurer un suivi rigoureux des dépenses.

Alors que les contribuables lavallois doivent composer avec une hausse des coûts, une dette en forte croissance et maintenant des compressions budgétaires, le plus récent rapport de la vérificatrice générale France Lessard révèle que l’administration du maire ne s’appuie pas suffisamment sur des données fiables et n’a pas mis en place les outils et les mécanismes nécessaires pour assurer une gestion rigoureuse des actifs et des contrats de la Ville.

Une Ville qui ne connaît pas suffisamment l’état de ses propres infrastructures

Le rapport de la vérificatrice générale nous apprend notamment que les bilans de santé de plusieurs immeubles, parcs et espaces publics sont incomplets ou désuets. La Ville ne dispose pas non plus d’un portrait suffisamment clair de son déficit de maintien des actifs, de cotes d’état et d’indices de vétusté permettant de bien mesurer les besoins. À cela s’ajoutent des lacunes dans la priorisation des projets et dans la reddition de comptes. Pour Action Laval, cette situation est particulièrement préoccupante dans un contexte où chaque dollar doit être utilisé avec rigueur.

La vérificatrice générale soulève également dans son rapport des préoccupations importantes quant à la planification et au développement du réseau des bibliothèques de Laval. Malgré l’importance de ces infrastructures pour l’accès à la culture et à l’éducation, la Ville ne dispose pas d’une vision suffisamment structurée pour guider leur développement. L’absence de planification financière claire, de cibles pour les collections, et de cohérence entre les différents plans municipaux, démontre un manque de direction stratégique. Ces lacunes compromettent la capacité de Laval à offrir des services modernes et accessibles à l’ensemble de la population.

Des contrats numériques qui soulèvent également des questions

Le rapport met également en lumière plusieurs faiblesses dans l’attribution et la gestion de contrats liés aux projets numériques. La vérificatrice générale relève notamment des estimations de besoins peu étayées, des stratégies contractuelles élaborées sans participation adéquate du Service de l’approvisionnement, des travaux réalisés au-delà des montants autorisés, ainsi qu’une documentation insuffisante concernant la validation des livrables. Pour Action Laval, il est inacceptable que des travaux puissent se poursuivre au-delà des montants autorisés et entraîner des dépenses qui n’ont pas été approuvées.

 Une commission des finances pour reprendre le contrôle

Action Laval considère que ces constats démontrent une fois de plus la nécessité de mettre en place une commission sur les finances publiques composée d’élus de tous les partis, dotée d’un véritable rôle de surveillance et de suivi des finances municipales. Cette commission aurait notamment pour mandat de suivre l’évolution de la dette, d’examiner les grands projets d’investissement, de surveiller les écarts budgétaires, d’évaluer la priorisation des dépenses et d’assurer un meilleur suivi des recommandations de la vérificatrice générale.

« Le rapport de la vérificatrice générale confirme ce que nous répétons depuis des années : la gouvernance municipale est défaillante. Quand les mécanismes de reddition de comptes ne sont pas appliqués, ce sont les citoyens qui en paient le prix », a déclaré David De Cotis, conseiller municipal du district Saint-Bruno pour Action Laval.

 « Les choix politiques du maire ont considérablement réduit la marge de manœuvre financière de Laval. En faisant exploser la dette, son administration limite aujourd’hui la capacité de la Ville à investir dans les véritables priorités des citoyens. Les compressions budgétaires qu’il annonce maintenant sont la conséquence directe de ces choix, » affirme Isabelle Piché, conseillère municipale du district de Saint-François pour Action Laval.

 « Laval a besoin d’une commission sur les finances publiques. L’ensemble des élus doit pouvoir examiner les dépenses, suivre les investissements et s’assurer que chaque dollar des contribuables est consacré aux véritables priorités de notre ville », a conclu Achille Cifelli, chef d’Action Laval.

Action Laval demande donc à l’administration du maire de mettre en place une commission transpartisane sur les finances publiques afin de renforcer la surveillance des dépenses publiques, d’améliorer la reddition de comptes et de permettre aux élus de suivre de façon rigoureuse les grands investissements de la Ville.