Achille Cifelli, chef d’Action Laval
ACTION LAVAL DEMANDE AUX CHEFS PROVINCIAUX DE MODERNISER LA DÉMOCRATIE MUNICIPALE
Laval, le 24 septembre 2026 — À l’approche des élections provinciales, le chef d’Action Laval, Achille Cifelli, appelle les chefs des partis politiques du Québec à s’engager à moderniser la démocratie municipale, en commençant par l’abolition de l’article 114.1.1 de la Loi sur les cités et villes (LCV), une disposition d’exception héritée de l’époque du maire Vaillancourt qui ne s’applique qu’à Laval.
Cet article permet au comité exécutif de contrôler l’information transmise aux élus d’opposition, limitant leur capacité de surveillance et affaiblissant les contre-pouvoirs essentiels à une saine démocratie. Aucune autre ville au Québec n’est soumise à une telle règle.
Action Laval rappelle que la démocratie municipale est en crise : taux de participation en chute, élections sans opposition en hausse, et un cadre législatif dépassé qui n’a jamais été révisé en profondeur depuis 1964.
Les oppositions municipales, comme exprimé dans une lettre ouverte publiée dans La Presse le 2 septembre dernier, font face à des obstacles systémiques qui nuisent à leur rôle :
• financement politique plafonné à 100 $ et non indexé ;
• absence de représentation dans les lieux où se préparent les décisions ;
• règles électorales dépassées ;
• visibilité disproportionnée accordée aux maires via les services de communication municipaux.
« Laval vit sous une loi d’exception qui n’a plus sa place en 2026. Si les municipalités reçoivent davantage de responsabilités, il faut aussi renforcer les contre-pouvoirs. Nous demandons aux chefs des partis politiques provinciaux de s’engager à réformer la LCV et la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (LÉRM) dans les 100 premiers jours du prochain mandat », déclare Achille Cifelli, chef d’Action Laval.
Action Laval demande aux partis d’énoncer leur engagement d’ici le 1er octobre 2026, afin que les électeurs puissent connaître clairement leur position.