Isabelle Piché, conseillère municipale
District Saint-François
FERME DU CENTRE DE LA NATURE : LE RAPPORT DE LA CONSULTATION PUBLIQUE DÉPOSÉ PAR ISABELLE PICHÉ CONTREDIT LA DÉCISION DU MAIRE
Laval, le 2 juin 2026 — La conseillère municipale de Saint-François pour Action Laval, Isabelle Piché, a officiellement déposé le Rapport de la consultation publique sur l’avenir de la ferme du Centre de la Nature à la séance du conseil municipal du 2 juin. Le constat est sans équivoque : les citoyens souhaitent préserver la ferme et se disent prêts à contribuer financièrement pour en assurer la pérennité. L’analyse réalisée par les commissaires Dennis Fiévèt et Julie Vézina, avec l’appui de l’agronome François Handfield, remet également en question les justifications avancées par le maire pour la fermeture de ce lieu emblématique.
Rappelons que la fermeture de la ferme annoncée en décembre par le maire, a déclenché une mobilisation citoyenne importante, dont une pétition de près de 21 000 signatures et un rassemblement d’environ 125 personnes par un temps glacial. Malgré cela, le maire et ses conseillers ont voté contre la consultation publique proposée par Isabelle Piché en janvier. En réponse, celle-ci a lancé sa propre consultation en ligne en mars, une démarche qui a mobilisé 224 répondants.
Des résultats clairs : les citoyens souhaitent une présence animale permanente au Centre de la Nature
Les données recueillies montrent un attachement profond et constant à la ferme :
• 95 % des répondants visitent la ferme lorsqu’ils se rendent au Centre de la Nature.
• 54 % la visitent plusieurs fois par année.
• 64 % jugent l’accessibilité permanente essentielle.
• 56 % souhaitent des interactions régulières avec les animaux.
• 93 % sont favorables à la vente de produits locaux pour financer les activités.
Les commentaires révèlent un fort attachement émotionnel à la ferme, reconnaissent son rôle éducatif majeur auprès des enfants, et soulignent sa valeur sociale et communautaire.
Les justifications du maire remises en question
Le maire a expliqué publiquement que la ferme devait être fermée pour des raisons budgétaires. Selon lui, la Ville ne peut se permettre de continuer à opérer la ferme, qui doit être reconstruite en raison de sa vétusté et du non-respect des normes de bien-être animal. Pourtant, le rapport démontre clairement que :
• Les coûts d’opération annuels estimés par l’expert indépendant devraient atteindre au maximum 425 000 $, loin des coûts actuels de 600 000 $ avancés publiquement par le maire.
• L’estimation de reconstruction au coût de 13,5 M$ ±50 % est une évaluation sommaire, qui ne repose sur aucune justification fonctionnelle ou structurelle. À titre de comparaison, l’expert a évalué le coût d’une reconstruction en gardant les fondations et les mêmes dimensions à 3,6 M$, si celle-ci s’avérait nécessaire.
• Le MAPAQ n’a relevé aucun problème de bien-être animal à la ferme.
D’autres éléments questionnables soulevés dans le rapport
• Aucune consultation publique spécifique portant sur la fermeture de la ferme du Centre de la Nature n’a été tenue avant l’annonce de cette décision.
• Plusieurs travaux récents (toit, revêtement, porte) ont été réalisés peu avant l’annonce de la fermeture.
• La fermeture, annoncée pour juin, a été avancée en mars, sans explication publique.
• Les animaux ont été retirés du site quelques jours après le vote au conseil. Certains ont dû être euthanasiés.
« Les citoyens ont parlé clairement, et ils veulent préserver la ferme. Ce rapport expose noir sur blanc que la décision du maire ne tient pas la route et qu’elle n’est pas appuyée sur des faits. Il est temps de remettre les Lavallois au centre des décisions qui les concernent », a affirmé Isabelle Piché, conseillère municipale de Saint-François et présidente du comité consultatif.
« Avec près de 21 000 signatures et des citoyens mobilisés même en plein hiver, il est clair que la ferme fait partie de l’identité de Laval. Les témoignages reçus montrent à quel point ce lieu répond à un besoin réel dans la communauté », a déclaré Dennis Fiévèt, commissaire et lanceur de la pétition.
« La consultation confirme que la ferme est bien plus qu’une activité saisonnière : c’est un milieu de vie apprécié, avec une forte valeur éducative, sociale et communautaire. Les citoyens veulent une présence animale permanente au Centre de la Nature », a conclu Julie Vézina, commissaire et entrepreneure scientifique.