TRACÉ DU TGV À LAVAL : L'ADMINISTRATION BOYER REFUSE
DE PROTÉGER LA ZONE AGRICOLE PERMANENTE

Laval, le 11 mai 2026 — La conseillère municipale de Saint-François pour Action Laval, Isabelle Piché, dénonce fermement le vote de l’équipe du maire et du Parti Laval, contre une proposition visant à protéger l’intégrité de la zone agricole permanente (ZAP) face au passage du train à grande vitesse (TGV) à Laval. Une équipe comme l’autre est prête à s’en remettre à la bonne volonté d’Alto, et ont une confiance aveugle dans la démarche.

La proposition intervient dans un contexte préoccupant, alors que des analyses du gouvernement fédéral concernant le projet de TGV ciblent une bande de dix kilomètres incluant la zone agricole de l’est de Laval. Or, contrairement aux autres paliers de gouvernement, le gouvernement fédéral n’est pas tenu de se conformer à la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, ni aux réglementations municipales en matière de protection des milieux naturels. Une situation qui devrait soulever de vives inquiétudes. Malgré cela, seuls les conseillers municipaux d’Action Laval se sont prononcés favorables à la protection de la zone agricole permanente de la Ville.

« Nos terres agricoles sont essentielles à notre sécurité alimentaire, à notre économie locale et à la lutte contre les changements climatiques. Il est absolument incompréhensible que les autres conseillers municipaux aient voté contre leur protection et toute tentative d’expropriation du fédéral ! » affirme madame Piché.

Lors de la séance du conseil municipal du 5 mai, l’équipe du maire a abandonné toutes sa contenance en accordant une confiance naïve et aveugle aux affirmations d’Alto. Le maire suppléant a même soutenu que l’Union des producteurs agricoles (UPA) ne s’opposait pas au projet. Pourtant, l’organisation a émis un communiqué en février dernier dans lequel elle affirme exactement le contraire, et soumet plusieurs demandes à l’égard du fédéral, dont celle « d’éviter le passage du projet de TGV dans les terres agricoles de grande qualité. »

« En refusant d’endosser ma proposition pour protéger collectivement nos terres agricoles, nous avons manqué une occasion importante d’affirmer haut et fort que nous sommes solidaires. Nous avions la chance d’affirmer que même si nous sommes favorables au TGV, nous faisons un effort réel et concerté pour préserver ce territoire essentiel », déclare madame Piché.

Action Laval réitère que le développement du transport collectif ne doit pas se faire au détriment des milieux agricoles, et appelle à des solutions respectueuses du territoire et des communautés.

Isabelle Piché, conseillère municipale
District Saint-François